Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choucri, s’est entretenu hier jeudi avec l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, des dernières évolutions liées à la promotion des différents volets du processus politique en Syrie jusqu’à l’aboutissement à un règlement global.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Hafez, a déclaré que le ministre Choucri a exprimé, au début de la réunion, sa reconnaissance pour les efforts déployés par l’envoyé de l’ONU auprès des différentes parties concernées pour rechercher une solution politique à la crise syrienne. Au cours de la réunion, le ministre des Affaires étrangères a passé en revue la position égyptienne vis-à-vis de la crise syrienne, faisant référence aux efforts égyptiens et aux contacts continus durant la période écoulée avec les différentes parties concernées, sur la base d’une position égyptienne basée sur un règlement politique de la crise selon la résolution 2254 du Conseil de sécurité, de telle sorte à préserver l’unité de la Syrie et l’indépendance de sa décision politique.
Hafez a ajouté que le ministre des Affaires étrangères a souligné à l’envoyé de l’ONU l’importance de chercher à faire avancer toutes les voies d’une solution politique liée à la crise syrienne et le rejet par l’Egypte de tout changement démographique forcé survenant en Syrie. Ceci tout en prenant en compte le danger des organisations terroristes armées, en particulier à la lumière du transfert de combattants extrémistes de Syrie vers d’autres zones de conflit de la région, d’une manière qui enflamme les foyers régionaux de conflit dans ces zones, afin de servir les objectifs et les programmes des partisans de ces groupes terroristes.
Au terme de la rencontre, l’envoyé de l’ONU a informé M. Choucri de ses différentes visions et mesures concernant la Syrie, exprimant sa gratitude pour le rôle équilibré de l’Egypte envers la Syrie, et se réjouissant de poursuivre la coordination avec Le Caire à cet égard, peut-on lire sur la page officielle du ministère des Affaires étrangères.
Sur un autre plan, le ministre des Affaires étrangères Sameh Choucri a salué hier jeudi le rôle important et central joué par l’Université Senghor d'Alexandrie, université internationale de langue française au service du développement africain, dans la formation des cadres africains chargés de l’essor du continent, et la position prestigieuse de l’université étant l’un des meilleurs établissements d’enseignement supérieur, rapporte la MENA.
Dans un discours enregistré à l’occasion de la célébration du 30e anniversaire de l’inauguration de l’Université, le chef de la diplomatie égyptienne a passé en revue le rôle que joue l’Egypte en Afrique, en particulier lors de sa présidence de l’Union africaine l’année dernière, et sa politique ferme visant l’évolution du continent, son adhésion à l’action africaine commune et son souci de prendre des mesures concrètes et pratiques pour la mise en œuvre de l’agenda de développement africain 2063, y compris l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange africain, avec l’activation de la politique de reconstruction et de développement post-conflit, et ce sous la conduite du Président Abdel Fattah Al-Sissi et à la lumière du fait que Le Caire abrite le siège du Centre de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement.